De mal en pis

Bonjour à tous.
J’ai beaucoup d’articles en souffrance, j’ai tant de choses à vous faire découvrir…
Ho oui j’aurais aimé vous parler de mathématiques, de rimes ou encore d’un chouette livre…
Comme j’aurais voulu vous parler du début de l’automne, de couronnes ou de feuilles…

Si vous ne vivez pas au fin fond d’une grotte en zone blanche, et avez au moins un œil sur le monde éducatif, vous savez ce que notre président a décrété vendredi dernier… le 2 Octobre.

Cet après midi là j’emmenais petite graine dans un parc d’attractions. Et oui, l’été fût studieux, c’était maintenant la période plus légère où l’on bosse un peu moins, c’est aussi ça l’IEF, on a notre propre rythme… J’étais au volant de ma voiture, le cœur léger malgré la météo pourrie, nous allions nous immerger quelques heures dans un autre univers, faire les folles et manger de la barbe à papa… Le téléphone sonne, et comme ma voiture à un Bluetooth intégré je décroche… Et là dans la cabine raisonne la voix d’une amie « C’est la merde, réunion d’urgence, Macron vient d’annoncer qu’il interdit l’IEF! » (Je ne fais habituellement pas de « pub » pour mon asso sur mon blog, je tâche de rester neutre, mais ceux qui me connaissent savent déjà que je suis quo-fondatrice de l’association UNIE…)

Là je ne comprends pas, quoi, comment, QUID? La loi ils l’ont changé récemment, d’ailleurs elle est bien cadrée et plutôt claire, comment un gouvernement qui a fait un truc plutôt carré décide de faire un virage à 180°? Dans ma tête se bousculent les idées, je me souviens de ceux qui s’inquiétaient de l’afflux soudain de tout ces parents effrayés par le COVID et/ou excédés par les mesure sanitaires débiles des collèges et lycées (pas un n’a pensé que faire bouger les profs et non des troupeaux d’élèves entre chaque heure pourrait être plus malin que mettre des sens uniques dans les couloirs…). Ils avaient peur que le gouvernement veuille y mettre un frein. Mais empêcher quoi au juste? Que les parents fassent un choix légal parmi les choix possibles? Le droit ne peut-il se revendiquer qu’à dose homéopathique? A condition que l’État garde son monopole de l’instruction de nos enfants? Mais comment peuvent-ils interdire un droit constitutionnel? Comment peuvent-ils seulement le justifier, l’envisager? Sommes nous encore en démocratie? Que devient la liberté? La liberté à condition de rester dans sa cage?

Je pense soudain à l’ironie de la démarche, alors même qu’une étude récemment révélée à démontré que l’école recule encore et toujours, creusant toujours plus les inégalités sociales (l’étude datant d’avant le confinement, on ne peut même pas mettre ça sur le dos du COVID et je préfère ne pas imaginer où c’en est maintenant, justement…)

L’excuse est bien ficelée : ils ont trouvé et démantelé des écoles clandestines, un classique malheureusement en France, ce n’est pas d’hier. Des gens qui ne jouent pas le jeu, on en trouve partout, en toute chose, en « IEF » comme ailleurs (il y en a même qui ne sont même pas en IEF, ils sont carrément clandestins)… Il y a justement des lois pour les traquer, des lois pour les punir. L’incompréhension est totale. La loi a fonctionné, ils ont trouvé les coupables, et là, ils veulent punir tout le monde? Une punition, c’est exactement cela. Histoire d’enfoncer le clou, notre ministre M. Blanquer nous accuse sans plus de procès d’être des ennemis de la République, au seul motif que nous ne scolarisons pas nos enfants dans ses écoles… Est-ce le seul moyen d’être « Républicain » à ses yeux? Quelle étroitesse d’esprit. Et l’insulte, croyez nous, ne passe pas.

Bien sûr, le fait qu’il y a eu une augmentation du nombre de personnes optant pour l’IEF est aussi une justification pour l’interdire! On ne peut donc revendiquer un droit qu’en étant discrets et minoritaires dans ce pays? En ce qui me concerne, c’est une circonstance aggravante de ce camouflet fait à la République. En plus d’être totalement idiot et totalement prévisible (le passage de l’âge d’instruction obligatoire de 6 à 3 ans a forcément poussé des familles à déclarer l’IEF 3 ans plus tôt! Sans compter ceux qui ne souhaitaient tout simplement scolariser qu’à 4 ou 5 ans…, et surtout, surtout, le COVID! Entre ceux qui ont peur, et ceux qui ont découvert que ce mode d’instruction convenait mieux à leur enfant à l’occasion du confinement!), ce raisonnement en dit long sur leur rapport à la Liberté chère à notre République (mais pas à leur cœur).

Le radicalisme, le séparatisme, et in extenso, le terrorisme, parlons en.
J’avais mis sous silence mes vieux coups de gueule sur ce blog, me disant que ça faisait un moment, et que je voulais un peu « nettoyer » cet espace pour n’y laisser que le sympa, le chouette. Je viens de les réactiver, ces vieux articles, car ils sont d’actualité. Je vais reposer la question, celle qu’ils évitent soigneusement, et pour cause!

Pourquoi, alors que la totalité des terroristes qui ont sévi sont sortis de l’école publique, viennent ils piétiner les plates bandes de l’IEF ou des écoles libres au nom de la lutte contre les séparatismes?

La Liberté fait elle si peur à nos dirigeants? Le mot est tombé, d’ailleurs : « contrôle ». Cette France ne ressemble plus à celle où j’ai grandi, de moins en moins. Liberté, égalité, fraternité? Aujourd’hui : contrôle et surveillance, inégalités, discrimination.

Et si toi, lecteur, pense que ce n’est pas si grave, si tu ne te sens pas concerné car tu as fait le choix de l’école pour instruire ton enfant, je te répondrai : es-tu sur, certain même, que jamais ton enfant, ta nièce, ton petit fils, ne sera en difficulté à l’école, en souffrance à l’école, harcelé à l’école, sans autre possibilité pour le sauver que de chercher des alternatives? Que jamais tu n’auras envie de tester autre chose, tout simplement? Ou même tes enfants quand ils auront à leur tour des enfants? Et ce jour là, si il n’y a plus d’alternatives, que feras-tu? La liberté, c’est aussi toutes les routes que nous n’empruntons pas, mais qui sont là quand même… Ici, notre gouvernement veut n’en laisser plus qu’une… Que ce soit celle que vous empruntiez déjà ou non, ça mérite réflexion, non?

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