Category Archives: 6-12 ans

Montessori et les Alphas

Je classe cet article dans « 3-6 ans » ET « 6-12 ans », même si généralement les Alphas sont destinés aux plus jeunes, certains enfants de six ans et plus peuvent encore y trouver leur compte, en fonction du moment où le « déclic » se fait.

Voici l’histoire de la rencontre des Alphas et de la méthode Montessori, telle que nous l’avons vécue.

Cette année, force était de constater que le déclic de la lecture ne voulait pas se faire… J’ai donc décidé de changer d’approche.

D’abord peu convaincue par les « Alphas » (je les avais vu de loin sans connaître la méthode, et soyons honnête, je n’avais pas du tout été tentée… ), j’ai décidé de tenter le coup, n’ayant pas grand chose à perdre à essayer. Je me suis procuré le coffret.

J’ai lu le livret explicatif, et j’ai lancé le DVD pour le regarder avec petite graine. Pour commencer, j’ai trouvé ça laid et surtout super mal animé, j’ai eu très peur d’avoir jeté mon argent par la fenêtre… mais petite graine a été hyper réceptive, a même eu peur des bêtas (et j’ai du la cacher dans mon dos!), et était A FOND dans l’histoire… Et là, nous concernant (je précise, car chaque enfant est unique et certains n’accrocheront pas, sans doute!), ça a été magique : les 26 sons principaux des lettres emmagasinés en moins de deux, des règles telles que « le s se prononce z quand il est seul entre deux voyelles » spontanément retenues grâce à de petites histoires attenantes, aussi appelés « secrets des Alphas » et ce sans avoir spécialement insisté.

Nous avons alors apprivoisé les sons : quelques jeux phonétiques faits à coup de « formule magique pour renvoyer un alpha chez lui », quelques fiches trouvées à l’école de Crevette les maîtresses au tableau et Ipotâme…tâme (elles ont vite été adoptées, contrairement aux fiches classiques de phonétique « colorie quand tu entends… » pour la bonne raison que Petite Graine n’aime pas colorier, alors qu’elle adore faire des collages… et pour les rares « colorie » j’ai opté pour le surligneur fluo à la place des crayons)

Ensuite, j’ai étoffé ma collection d’Alphas en nous offrant l’ardoise effaçable et ses magnets, ainsi que les histoires « la transformation des Alphas » permettant la transition vers l’écriture scripte, puis cursive, et enfin, le jeu de cartes (memory ou mistigri sous fond de reconnaissance des différentes graphies). Comme nous manquions d’Alphas pour constituer un alphabet mobile digne de ce nom, j’ai aussi imprimé et plastifié des alphas supplémentaires.

Partagé par « la classe de Sanléane« , voici un dossier sur « drive » comprenant fiches, et alphas à imprimer (plastifier si vous pouvez) et découper. En parcourant son blog très riche, vous pouvez aussi trouver des fiches, des jeux…

Les alphas magnétiques (et le complément imprimé) ont permis dans un premier temps d’attaquer plus sereinement, et avec plaisir, la série rose Montessori (avant, succès très modéré, et j’avais laissé de côté car je ne voulais pas que ça se transforme en corvée). Puis, rapidement, nous faisions les deux : version alpha, et version « alphas nus » (alphabet mobile). Mes séries roses sont celles de la Boutique Document Montessori et de Montessori et Cie

Forte du succès de la méthode, j’ai enrichi les affichages qui se trouvent à la disposition de Petite Graine :

Un affichage qui inclue Alphas, code couleur consonne/voyelle (même si, dommage, il est l’inverse du nôtre), lignage spécial Dys, Script, Cursif… chez « les clés de ma classe« . La classe de Sanléane en propose aussi, mêlant là encore code couleur Montessori et Alphas (là encore la version où les voyelles sont rouges et les consonnes bleues, dommage pour nous qui avons un alphabet mobile à l’inverse… heureusement, de ce côté là ça ne perturbe pas trop Petite Graine, qui s’adapte très facilement).

Des affichages rappelant les principales règles orthographiques en reprenant les petites histoires des Alphas, trouvés dans « la classe de Sanléane » et les sons complexes d’ « Alice en Ulis » (vous avez aussi une version des sons complexes chez Sanléane, vous avez l’embarras du choix!)

Je précise que nous avons commencé par le « script » par choix (à l’inverse de ce qui se fait dans nombre de « maternelles »), le script étant omniprésent autour de nous, autant commencer par ce qui se lit le plus dans notre environnement! Du coup, mon alphabet mobile Montessori est en script.
Forcément, si vous commencez par le « cursif », la compatibilité avec les « Alphas » sera un peu plus compromise, car elle devra passer par un double apprentissage : script (alphas nus) puis cursif (alphas déguisés), avant de pouvoir enfin « écrire » avec un alphabet mobile cursif… Ceci dit si vous regrettez votre achat d’un alphabet mobile en cursif car vous songez à finalement vous tourner vers les Alphas, sachez que l’on trouve sur internet de nombreux alphabets mobiles en script imprimables, pour ceux qui voudraient les utiliser de manière transitoire le temps que les cursifs soient bien identifiés et puissent les remplacer…

Personnellement, bien que le cursif ne soit absolument pas une obligation en IEF (la maîtrise du cursif n’est pas dans le socle commun : c’est de l’ordre de la liberté de choix pédagogique…), il fait partie (justement) de nos choix pédagogiques : nous préférons que Petite Graine sache le lire, voire l’écrire (je trouve ça plus fluide en ce qui me concerne, ceci dit chacun écrit comme il préfère, l’usage du script est plus que répandu dans le monde… Ma propre écriture est un mélange des deux graphies au final!)

Une fois que nous avons attaqué la série bleue, nous avons laissé les Alphas de côté (à part pour les « secrets » et autres petites histoires mnémotechniques). Ma série bleue est celle de la boutique Document Montessori. Petite Graine a d’ailleurs noté que l’un des premiers mots choisi est justement une exception (et a de fait découvert que notre belle langue est remplie de « sauf »… ) : « parasol » avec son « s » isolé entre deux voyelles, mais qui ne se prononce pas « z »…

A présent, nous en sommes à la série verte, nouveau son après nouveau son, tout en avançant dans la lecture de fiches plus « scolaires » de Lilipomme que petite graine aime bien (je tâche juste de ne pas griller les étapes en m’arrêtant quand je vois qu’on aborde un phonème non encore étudié avec la série verte…).

A mesure qu’elle maîtrise un nouveau son, nous lisons des livres adaptés (les « coffrets premières lectures Montessori de Nathan, niveau 1 : mots phonétiques, niveau 2 : un phonème à la fois…). Après chaque histoire, il y a un petit temps de « compréhension de texte » sous forme d’échange entre nous, où je lui pose des questions pour résumer l’histoire (Qui a fait ça? Qu’est ce que Tom a fait? Qu’ont-ils mangé? etc… Merci à « la maîtresse part en live » que l’on aime bien regarder ces temps-ci, et qui le fait après chaque histoire : du coup, on a pris le pli!).

Les lettres et fiches viennent du drive de la Maitresse part en live 😉

Parallèlement, nous travaillons la reconnaissance du cursif, maintenant que le script est bien maîtrisé (et petite graine a à sa disposition, en plus des affichages, des mémo-fiches lui permettant de retrouver la bonne lettre si besoin).

Côté écriture, nous sommes ici en léger décalage : si nous avançons bien avec l’alphabet mobile et en lecture, le geste d’écriture en lui-même est encore balbutiant. Comme les tentatives sur des pages « Séyès » standard ont été source de gros trac, nous avons abandonné cette idée pour le moment, repris le plateau de sable et les formes à dessin, et adopté les versions « effaçables », moins stressantes ici en cas d’échec : « Ma petite méthode de graphisme » de la série « Boscher », ardoise lignée, modèle d’alphabet en cursif, mots de la série verte (là encore, je les ai achetés à la boutique Document Montessori, et cette fois, j’ai commandé la version cursive, j’ai plastifié les modèles afin qu’elle puisse réécrire dessus avec les feutres effaçables…).

Voilà pour notre aventure « Montessori en compagnie des Alphas »!

Parcours de Motricité…

Bonjour à tous! Aujourd’hui je vais vous présenter notre parcours de motricité.

Dur dur d’être enfermés… Alors nous débordons tous d’imagination pour occuper nos enfants!

Petite graine avait l’habitude de se dépenser (beaucoup) avant le confinement : Gym, sorties en forêt, piscine… Et là, ça lui manque…

Les empreintes à imprimer sont chez l’école des Juliettes. Je les ai imprimées et plastifiées au format A4, mais franchement si vous ne pensez pas participer vous-même au parcours, pour des petites mains et petits pieds, vous pouvez en imprimer deux par page pour faire des économies! 😉

Comme anti-dérapant de fortune, j’ai collé dessous du scotch double face : ça ne colle pas vraiment, mais au moins ça glisse moins… Vous pouvez aussi franchement scotcher (par exemple avec le scotch pour les colis…) pour une meilleure tenue…

J’ai la chance d’avoir un tapis « marelle » du coup j’ai pu l’intégrer à mon parcours, mais à défaut vous pouvez créer des « cases » avec du scotch coloré, des craies (si vous avez du carrelage), des coussins…

J’ai ajouté une chaise en guise de « cheval d’arçons », une ligne de scotch pour faire une « poutre », et un cerceau suspendu pour qu’il soit vertical (vous remarquerez le recyclage d’une barre bleue et rouge que j’avais fabriquée il y a 3 ans… ainsi d’ailleurs que du détournement de notre tapis de travail… A l’heure du confinement et du système D, j’avoue, je prends des libertés avec le « pas de détournement » Montessorien…). Pour éviter de la prendre sur la tête, j’ai généreusement scotché la barre…

Comme nous avons commencé une série de petites vidéos avec elle, également pour l’occuper et instaurer quelques routines, vous aurez droit en prime à notre démonstration en vidéo! (en deux parties, car comme elle le dit si bien « maman a coupé sans faire exprès » !).

Décorations de Noël en fils métalliques et perles.

Cette année, nous avons testé la fabrication de décorations de Noël en fils métalliques et perles… Il faut :
– du fil de fer épais,
– du fil de fer fin,
– une pince,
– des perles,
– du ruban décoré/brillant, ou des petits crochets pour décorations de Noël.
J’ai choisi d’utiliser un pistolet à colle pour renforcer les points de fixation.

Vu la difficulté d’exécution, c’est un atelier qui se fait en collaboration avec les adultes/ados, ce n’est pas un atelier autonome!

Tout d’abord, donner sa forme à la décoration, Petite Graine voulait un cœur, j’avais aussi vu le modèle en cercle (de loin le plus simple), le modèle en étoile, en oiseau et en ange… de mon côté j’ai tenté l’ange pour tester, car on a travaillé à partir de modèles vus en magasin et sans aucune explication préalable 😉

On utilise donc d’abord le fil de fer épais et la pince pour lui donner sa forme de départ. Là, c’est maman qui s’y colle, car c’est encore un peu compliqué pour les petites mains. Pour les anges, on travaille uniquement avec le fil fin.

Ensuite, on va entortiller le fil de fer fin sur le fil épais (sauf pour les anges, où l’on met certaines perles d’emblée, et le long des fils qui constituent la toge) et on enfile les perles au fur et à mesure pour créer sa décoration. Petite Graine a choisi et enfilé les perles, j’ai entortillé le tout à mesure… nous étions chacune à une extrémité du fil de fer 😉

On ferme bien le tout, il s’agit de ne pas de perdre les perles à la première manipulation! (c’est là que j’ai préféré assurer avec le pistolet à colle).

oui ok, mon ange a du faire un atterrissage forcé, ou un truc du genre… c’est largement perfectible!

Il n’y a plus qu’a suspendre, ou à offrir!

Note : ces décorations demandent beaucoup de travail, et ne sont pas si évidentes à faire, du coup cette année nous n’en avons fait qu’une avec Petite Graine afin de ne pas la lasser (une seconde est en cours de fabrication, petit à petit… ce sera une étoile!). Pour les traditionnelles décorations que nous offrons, nous sommes restés sur du plus classique « déco en bois peinte et décorée ».

Petits biscuits de Noël

Bonne année à tous!

Nous avons réalisé, avec Petite Graine, des petits biscuits de Noël (on peut aussi composer, selon les formes, pour en faire lors d’autres fêtes…). Je vous donne la recette car ici on les a adoré (et quelle fierté d’en offrir)!

Pour cette recette il vous faudra :
250g de farine (j’ai opté pour une farine sans gluten, un mélange de substitution de chez « Tipiak », ça a plutôt bien réussi, la texture était quasi normale. Les biscuits étaient juste un peu fragiles à manier, mais ceux qui ont l’habitude du sans gluten connaissent ce problème… ceci dit les biscuits se solidifient en refroidissant, donc attendez un poil avant de les extraire une fois sortis du four, c’est quand ils sont tout chaud qu’ils sont alors le plus fragile… tout ça pour dire que si vous devez faire sans gluten, c’est aussi possible! ).
100g de beurre ramolli (laissez-le hors du réfrigérateur une heure ou deux)
125 de sucre
50g d’amandes en poudre
2 œufs : 1 pour la pâte, 1 pour le glaçage.
1/2 sachet de levure
au choix : cannelle, gingembre, muscade, girofle, zeste de citron, d’orange ou de mandarine, selon vos goûts
du sucre glace (si vous optez pour le glaçage sucré blanc) et éventuellement des colorants alimentaires (si vous voulez colorer vos glaçages blancs).

Ici, nous avons opté pour cannelle et un peu de zeste d’orange. Sur les photos, si ça semble « beaucoup » c’est tout à fait normal : j’ai doublé toutes les proportions!

Préchauffez le four à 200°

 

 

 

 

 

 

On mélange la farine, l’œuf (jaune et blanc), le beurre, la poudre d’amande, la levure et les aromates dans un grand saladier, dans un premier temps avec une cuiller, puis assez rapidement il faut en venir aux mains! On malaxe tout jusqu’à obtenir une pâte homogène.

On prend un peu de pâte, on l’étale au rouleau, et on utilise des emporte-pièce (ou à défaut, on coupe ses biscuits avec un couteau ou une roue crantée…).

Pour le glaçage :
on utilise un œuf dans son entier, en créant deux glaçages, l’un blanc (ou coloré ensuite avec des colorants alimentaires), l’autre brillant :
Séparez le blanc du jaune dans deux bols distincts

1) Glaçage brillant : Ajoutez une épice de votre choix (j’ai opté pour de la cannelle) au jaune d’œuf, ce glaçage est à appliquer sur une partie des biscuits avant cuisson. Cela donne un goût moins sucré, plus épicé (fonction de l’épice choisie…).

2) Glaçage blanc : Ajoutez du sucre glace au blanc d’œuf, jusqu’à obtention d’une pâte visqueuse, que l’on pourra appliquer telle de la peinture. Si trop coulante, rajoutez du sucre glace. On peut choisir de la teindre ensuite, ou même de la diviser dans plusieurs récipients pour créer toute une palette de couleurs. On applique ce glaçage juste après la cuisson sur les biscuits qui n’ont pas encore été glacés, et on laisse durcir à l’air libre.

Sans surprise, le glaçage blanc rend les biscuits beaucoup plus sucrés au goût…

Si vous n’êtes pas très « sucré » vous pouvez ne faire que le glaçage brillant, et conserver le blanc d’œuf au congélateur pour un usage ultérieur (par exemple pour des îles flottantes quand vous en aurez accumulé assez…). Dans notre cas nous avons fait « moitié moitié »

J’ai pris mon parti de laisser Petite Graine casser les œufs : Montessori, contrôle immédiat de l’erreur, motricité, tout ça… dans ce cas de figure, prévoyez un peu plus d’œufs, et dans l’idéal de le faire au dessus d’un plateau pour pouvoir récupérer et utiliser les œufs en cas de ratage, au lieu de jeter!

Chaque fournée prend environs 8 minutes (attention surveillez vos biscuits, cela peut varier selon les fours, la taille des biscuits…).

Bon appétit!

Le cheval

Bonjour!

Aujourd’hui je vous propose mes documents faits à partir de mon gabarit de puzzle du cheval.

1) Des cartes de nomenclature. J’en avais trouvé de très belles mais malheureusement erronées (« pattes » au lieu de « jambes » ou encore avec la crinière oubliée…), du coup, j’ai fait les miennes, peut être un peu moins belles, mais à priori « justes » au niveau vocabulaire… Après une petite discussion avec des gens s’y connaissant en chevaux, concernant les jambes, on peut dire : Jambes, ou encore membres antérieurs ou membres postérieurs, ou encore antérieurs ou postérieurs, tout court. J’ai donc choisi de faire trois cartes : l’une montrant les deux paires de jambes : « jambes », et deux montrant chacune une seule paire de jambes « antérieurs » et « postérieurs ».

nomenclature du cheval

2) Un dessin à légender (à l’aide d’étiquettes) et son autocorrection, puis à légender en écrivant soi même les noms, et une version vierge pour de multiples usages…

planche du cheval

J’espère bientôt avoir le temps de faire d’autres petites créations à partir de mes autres gabarits! Sinon n’hésitez pas à vous servir pour créer les vôtres! (je demande juste un petit « crédit » dans ce dernier cas, si vous partagez à votre tour, et bien sûr de ne pas commercialiser mon seul travail à votre profit… 😉  ).

Police utilisée sur les documents : script école 2

Un lapbook sur les chiffres…

Ce n’est pas du « Montessori » au sens strict, mais j’ai découvert en Septembre, à l’occasion de notre participation au Festival pour l’Ecole de la Vie à Montpellier, ce que sont les « lapbooks », support pédagogique particulièrement apprécié de l’une de mes amies… Les lapbooks, ou livres objets, sont des livres que l’on crée soi-même, façon « scrapbooking », où l’enfant va mettre tout ce qu’il trouve sur un sujet donné… On peut le créer à partir de rien, ou bien trouver des « kits » sur un sujet donné… Vous en trouverez par exemple ici ou

Une petite photo souvenir de l’atelier que nous avions organisé… les enfants se sont régalés!

J’ai franchement adoré le concept, que je trouve tout à fait compatible avec la pédagogie Montessori : c’est ludique, faisable en parfaite autonomie, et ça laisse un joli souvenir à relire et à rapporter chez soi (quand on le fait en classe ou à l’occasion d’un festival!).

Du coup, je me suis lancé, et j’ai proposé à Petite Graine d’en fabriquer un, adapté à son âge (et pour le coup, avec mon aide…).

J’ai donc fabriqué un « kit » pour créer un lapbook sur le thème des chiffres et des nombres, de 1 à 10, puis une « extension » pour ceux voulant monter jusqu’à 999… Extension que je n’ai pas encore utilisée, puisque nous en sommes encore qu’à la première étape…

Pour faire un « lapbook », on se sert d’une chemise rigide sans rabats, pour faire la « couverture », soit on la plie classiquement, pour faire un genre de « cahier », soit on fait ce que j’ai fait sur la photo : on l’aplatit, puis on plie les deux pages en deux pour créer deux rabats qui refermeront le « lapbook » un peu comme on ferme les portes d’une armoire, ou les volets d’une fenêtre. Pour créer des pages supplémentaires à l’intérieur, j’ai utilisé des chemises souples en papier de couleur. Pour le fond, j’ai utilisé un papier cartonné (ça permet de bien rigidifier, vu que la chemise cartonnée était pliée au milieu… forcément). On y met des rabats à ouvrir/fermer, des disques que l’on fait tourner autour d’une attache parisienne, des éléments que l’on sort d’une poche dans le livre… tout ce qu’on a envie de faire de fantaisiste pour rendre le lapbook encore plus ludique est bienvenu!

L’enfant peut décorer son lapbook selon sa fantaisie, c’est le principe, c’est donc Petite Graine qui a choisi les couleurs, et qui a aussi voulu mettre un papier décoré sur le fond (j’ai toute une collection de papiers décorés glanés ici et là, la plupart cartonnés, trouvés essentiellement à LIDL et Action, pour les travaux manuels et ce genre de choses).

Mon « kit » respecte les couleurs des perles et du matériel Montessori de mathématiques :

Couleur des perles, puis couleurs des unités, dizaines et centaines… Si d’aventure vous utilisez un autre code couleur, pas de soucis, je vous propose aussi la version modifiable du fichier. Ce dernier est à ouvrir avec « libreoffice » (c’est un programme gratuit donc pas de soucis si besoin), vous pouvez ainsi modifier les couleurs…

Je me suis chargé du découpage, ma Petite Graine ayant encore du mal car ses mains sont vraiment petites, même pour les plus petits ciseaux que j’ai pu trouver… puis elle a eu la charge de coller chaque petit « livret » de chiffre (j’ai conçu chaque petite forme de manière à ce qu’on puisse l’ouvrir, découvrir le nombre de points correspondant au chiffre, et même ajouter ce qu’on désire comme décoration ou inscription à l’intérieur…), enfin elle a voulu décorer… Comme j’avais des autocollants fantaisie avec des chiffres, elle a voulu scrupuleusement mettre chaque autocollant dans le bon petit « livret »…

Je me suis occupé de la pochette centrale dans laquelle nous rangeons un petit loto des chiffres (il s’agit d’un affichage de classe trouvé sur Iticus, et honteusement détourné par mes soins, en l’imprimant au quart de sa taille initiale…). La pochette pour les pions, c’est une pochette pour CD en plastique.

Une fois la pochette centrale collée, nous avons terminé la décoration du lapbook : deux trous faits avec une perforatrice et un ruban pour fermer le livre, de la colle, des gommettes, des paillettes, tout ce qu’elle avait envie de faire avec tout le matériel que j’avais mis à sa disposition…

Et voilà notre premier lapbook, bien sympa à garder et à regarder, contenant un petit jeu de loto et nos chiffres de 1 à 10…et quand le moment sera venu, il nous suffira de coller de nouvelles pages, pour y ajouter mon « extension » allant jusqu’à 999! (des disques à faire tourner pour les chiffres de 01 à 99 et des bandes à faire coulisser pour les chiffres de 001 à 999, je vous conseille de les plastifier -après avoir écrit sur les cercles en suivant les instructions-, ou de les imprimer sur du papier rigide, pour que ça survive aux manipulations).

Et donc, voici les fichiers :

lapbook chiffres version PDF

lapbook chiffres version modifiable

Amusez-vous bien!

Cartes de nomenclature sur la Laponie

Après une petite absence, et une longue hésitation (allais-je faire un article sur les actualités, qui me touchent tout autant que nous tous? Peut-être que j’en ferai un, peut être pas, j’hésite encore), j’ai repris mes créations… Parce qu’il faut continuer. Continuer à instruire, continuer à rêver, continuer à vivre.

Voici quelques cartes de nomenclature sur la Laponie.
J’ai fait une version aux couleurs de la carte Montessori (rouge, pour l’Europe, car si son climat est arctique/subarctique, la Laponie Finlandaise fait partie de l’Europe!), et une version neutre à mon format habituel. Je n’ai fait qu’une version script, mais sur simple demande, je ferai volontiers une version cursive si certains le désirent!

Bien que la pédagogie Montessori prévoit de ne pas mentir à propos de légendes comme celle du « Père Noël », j’ai tout de même inclus une photo d’un village de Noël, car en Laponie, le « père noël » reçoit beaucoup de courrier venant du monde entier et on peut aller lui rendre visite, sur place… c’est une véritable institution!

En souhaitant à tout le monde une fin d’année remplie de paix et d’amour (même si normalement je devrai publier d’ici là, notamment pour mes cartes d’automne… en retard! 😉 ).

Version neutre :
cartes-laponie

Version accordée à la carte Montessori :
cartes-laponie-couleur

Ayant eu une demande concernant des cartes avec déterminant, voici une version avec déterminant!
cartes-laponie-avec-determinant
cartes-laponie-couleur-déterminant

Et pour travailler avec les déterminants, voici des étiquettes pour ceux qui voudraient faire un exercice visant à mettre le bon déterminant à chaque mot sur les cartes sans déterminant, en utilisant les cartes avec déterminant comme auto-correction :
étiquettes-déterminant

Et sur le même thème (Merci Tiphanya 🙂 )
Un livret d’activités sur la Laponie ainsi qu’une belle liste de ressources Ici!

Le jardin au Solstice d’été

Chose promise chose due, voilà la suite !

J’ai fait quelques cartes de nomenclature (essentiellement des fleurs) à partir de photos prises dans un jardin et au cours d’une ballade… sentez-vous libre de mélanger avec les précédentes et de composer!

cartes-jardin-solstice-été

Et j’ai fait un second volet du jeu d’association légumes/fruits et leurs plants…

pousse-végétaux-2

A vos plastifieuses! 😉

Le potager au Solstice d’été

Une petite ballade dans un potager, et j’ai eu l’idée de faire quelques photos pour des cartes et des jeux.

D’autres suivront car j’ai pris beaucoup de photos! (un thème « jardin au Solstice » et une seconde planche pour le jeu d’association).

Voilà donc dans un premier temps quelques cartes de nomenclature sur le thème « solstice d’été » (en 3 parties pour préserver la qualité des photos):

cartes-potager-solstice-été-1
cartes-potager-solstice-été-2
cartes-potager-solstice-été-3

Et une première planche pour un jeu d’association sur la pousse des
végétaux :

pousse-végétaux-1

Pour l’instant certaines photos sont des photos trouvées sur Google (ou parmi les cartes de « supermom »), car il va falloir attendre la récolte pour que j’y mette mes propres photos!

Amusez-vous bien!

 

Les « boites des continents »

L’idée ici c’est de constituer des « boites », une par continent, dans laquelle on rangera des petits « trésors » symbolisant chaque continent (un porte-clés Tour Eiffel en Europe, une paire de baguettes dans la boite d’Asie, etc), ainsi que des images, des photographies, etc… (j’ai trouvé une idée de boites ici confectionné avec deux mini commodes de rangement en carton, rayon enfant, du Suédois, mais il y a de nombreux modèles!)

L’enfant pourra les ouvrir quand il le veut, regarder ses trésors, s’imprégner de toute cette culture…

Traditionnellement, on utilisera les couleurs du puzzle, des cartes de nomenclature, et du globe Montessori (histoire de rester cohérent). Juste au cas où ça vous intéresse, Ici et j’ai trouvé des cartes de nomenclature gratuites (imprimées en grand format elles peuvent servir à décorer vos boites).

Vous voilà donc, avec vos boites toutes neuves, et pas grand chose pour les remplir…

Que nenni!

Il y a des gentils parents, ou des gentils instits, qui se sont creusé la cervelle et nous ont concocté de magnifiques cartes!

« La classe d’Eowin » nous a concocté une sacré collection!
Les animaux des continents
Des monuments
Des instruments
Des arbres

« Dans ma maison il y a…alkaswaba » a continué sur la lancée, et a commencé à faire un thème Africain : les aliments, et les peuples (on a hâte de voir les autres continents!)

et « Activités à la maison » nous offre :
Des habitants
Des habitations

Et voilà : ajoutez quelques objets miniatures, quelques cartes postales ou photos découpées dans des magazines, et vous voilà avec de belles boites des continents!

Petite astuce (merci Sylvie! ) : vous pouvez aussi relier les photos et images en petits livrets, un pour chaque continent, par thème…