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Décorations de Noël en fils métalliques et perles.

Cette année, nous avons testé la fabrication de décorations de Noël en fils métalliques et perles… Il faut :
– du fil de fer épais,
– du fil de fer fin,
– une pince,
– des perles,
– du ruban décoré/brillant, ou des petits crochets pour décorations de Noël.
J’ai choisi d’utiliser un pistolet à colle pour renforcer les points de fixation.

Vu la difficulté d’exécution, c’est un atelier qui se fait en collaboration avec les adultes/ados, ce n’est pas un atelier autonome!

Tout d’abord, donner sa forme à la décoration, Petite Graine voulait un cœur, j’avais aussi vu le modèle en cercle (de loin le plus simple), le modèle en étoile, en oiseau et en ange… de mon côté j’ai tenté l’ange pour tester, car on a travaillé à partir de modèles vus en magasin et sans aucune explication préalable 😉

On utilise donc d’abord le fil de fer épais et la pince pour lui donner sa forme de départ. Là, c’est maman qui s’y colle, car c’est encore un peu compliqué pour les petites mains. Pour les anges, on travaille uniquement avec le fil fin.

Ensuite, on va entortiller le fil de fer fin sur le fil épais (sauf pour les anges, où l’on met certaines perles d’emblée, et le long des fils qui constituent la toge) et on enfile les perles au fur et à mesure pour créer sa décoration. Petite Graine a choisi et enfilé les perles, j’ai entortillé le tout à mesure… nous étions chacune à une extrémité du fil de fer 😉

On ferme bien le tout, il s’agit de ne pas de perdre les perles à la première manipulation! (c’est là que j’ai préféré assurer avec le pistolet à colle).

oui ok, mon ange a du faire un atterrissage forcé, ou un truc du genre… c’est largement perfectible!

Il n’y a plus qu’a suspendre, ou à offrir!

Note : ces décorations demandent beaucoup de travail, et ne sont pas si évidentes à faire, du coup cette année nous n’en avons fait qu’une avec Petite Graine afin de ne pas la lasser (une seconde est en cours de fabrication, petit à petit… ce sera une étoile!). Pour les traditionnelles décorations que nous offrons, nous sommes restés sur du plus classique « déco en bois peinte et décorée ».

La période de Noël cette année

Quand je relis l’article que j’ai fait sur Noël, celui d’il y a deux ans, c’est là que je réalise le chemin parcouru… Petite Graine a bien grandi (d’ailleurs je vais devoir lui trouver un autre surnom à force… Petite Pousse, Petit Brin..? 😉 ) et les ateliers que je lui propose cette année aussi!

Les cartes à pinces restent nos amies, mais cette année sortons celles avec les chiffres et non juste les doigts dessinés, et allons au delà de 10! (Cartes jusqu’à 10 chez Montessori et Cie et Bout de gomme en propose de 1 à 99, j’en ai aussi de mon pack hiver de chez « boutique documents Montessori » -payant celui là- avec de petites additions/soustractions)

Bien sûr on ressort les algorithmes, car on n’en fait jamais trop…

oui c’est la photo d’il y a deux ans, celle avec la faute… 😀

On ajoute cette année du repérage sur quadrillage ainsi qu’une activité de numération et de motricité fine avec la pâte à modeler, tous trouvés chez Wendy

Comme l’exercice de numération et de motricité fine de Wendy est un peu trop « simple » pour Petite Graine, j’ai créé le mien… je me suis inspiré du « jeu de la pizza » (je vous en parlais dans mon dernier article sur les mathématiques), sauf qu’au lieu de garnir une pizza, c’est un sapin de Noël (et on utilise de la pâte à modeler au lieu d’utiliser des pions). Ce n’est pas « Montessori » car la correction se fait avec l’aide de l’adulte (j’ai essayé de fabriquer des cartes de correction, mais c’était à la fois trop moche et trop complexe à mon goût, encore pire si comme Petite Graine l’enfant tient compte de la position de l’objet sur la carte de correction pour dire « j’ai eu faux »!) mais ça n’est pas grave, ça reste sympa! Je me suis limité à 19 objets maximum, ce qui fait déjà un sapin bien chargé… un des lots de cartes-consignes ne dépasse pas 9 pour ceux qui n’en sont pas encore aux dizaines…

Jeu de numération : le sapin de Noël

On fait aussi du découpage de flocons pour décorer les vitres! (et un peu de motricité fine, et un peu de symétrie…).

Le sudoku s’est invité chez nous depuis peu, et a beaucoup de succès, donc cette année, va pour du sudoku à toutes les sauces, même celle de Noël! Il existe beaucoup de versions simples pour les petits (quatre lignes, quatre colonnes, quatre éléments seulement). Par exemple « gift of curiosity » en propose, « Petit Món » , « Mamaicress » aussi…

Ici, ceux de « Petit Món » ont été l’occasion de travailler la motricité fine (découpage/collage) en même temps que la logique, car j’ai opté pour un usage unique (ensuite nous le mettons dans un classeur où je commence à garder certains travaux… c’est que je commence à penser « traces » pour notre premier contrôle de l’an prochain! -et en Montessori, on ne croule pas sous les « traces », donc vive l’appareil photo, aussi!).

On a aussi trouvé des attrape-lumière (à Action), pour une petite activité peinture

trouver la bonne manière de tenir le crayon/pinceau n’est pas si facile…

Nous ne dérogeons pas à la tradition instaurée il y a deux ans. Ces décorations sont datées et offertes à nos proches, comme les précédentes (et bien sûr il y en a aussi pour nous!). Cette année j’étais équipée d’un pyrograveur (cette partie là de la fabrication est à réserver à un adulte ou à un enfant suffisamment grand… côté « autonomie » ma limite est atteinte quand le « contrôle de l’erreur » se termine en catastrophe du style : destruction de mobilier, brûlure, incendie…) et nous avons peint une face avec de la peinture mélangée à des paillettes, et collé des petites décos de scrapbooking sur l’autre face… (Nous avons aussi fait une décoration en perle, dont je vous parle dans un article dédié, mais le travail était énorme pour une seule décoration, donc nous nous sommes rabattus sur la peinture pour les autres afin de ne pas écœurer petite graine… et gardé l’idée pour une année ultérieure).


Petite Graine a aussi participé à la fabrication de biscuits de Noël dont je vous donne la recette ici.

Petite anecdote concernant la « magie de Noël » : cette année, Petite Graine, parfaitement au fait que le Père Noël est un personnage fictif, a décidé que l’on allait « pour faire semblant » faire comme si on y croyait, alors nous avons joué à y croire (même si on sait très bien que maman est allé au magasin l’autre jour, et que des cadeaux sont cachés tout en haut d’un placard 😉 ). Par contre le jour J, finalement non, ça l’intéressait beaucoup plus de distribuer elle-même les cadeaux en allant les chercher sous le sapin et dans les chaussettes, et bien sûr de découvrir les siens …

Nous avons regardé un film et un dessin animé qui ont tout deux été plébiscités par la puce, donc je vous les recommande : « Les chroniques de Noël » (humoristique, voire un peu perché par moments, mais très tendre au final), et « L’apprenti Père Noël et le flocon magique » (où l’apprenti Père Noël, laissé seul pour la première fois, dépassé par ses responsabilités, perd peu à peu son esprit de Noël, et va devoir le retrouver avec l’aide de ses prédécesseurs…).

Tout ça pour dire que ne pas mentir ne signifie pas se priver des contes (sur ce point je ne suis « pas Montessori », tout en m’assurant que Petite Graine fait bien la différence entre fiction et réalité), et n’empêche pas l’imaginaire des enfants (croyez moi, l’imaginaire de Petite Graine se porte très bien!) ni la magie d’opérer (être ensemble, penser aux autres, leur confectionner des petits cadeaux, avoir le plaisir d’offrir… et même faire comme si un vieux barbu allait entrer par effraction chez nous, juste parce que c’est amusant, et non parce qu’on lui a imposé cette histoire comme étant « vraie » ).

Maria Montessori,
Pédagogie scientifique, tome 2 :
« Nous croyons pourtant développer beaucoup l’imagination de l’enfant en lui donnant à croire comme vraies des choses fantastiques;  […] Mais comment ce qui est le fruit de notre imagination pourrait-il  développer l’imagination des enfants ? Nous seuls imaginons et non eux, ils croient, ils n’imaginent pas. […] c’est nous qui nous divertissons de la fête de Noël et de la crédulité de l’enfant »

…et une bonne année!

Petits biscuits de Noël

Bonne année à tous!

Nous avons réalisé, avec Petite Graine, des petits biscuits de Noël (on peut aussi composer, selon les formes, pour en faire lors d’autres fêtes…). Je vous donne la recette car ici on les a adoré (et quelle fierté d’en offrir)!

Pour cette recette il vous faudra :
250g de farine (j’ai opté pour une farine sans gluten, un mélange de substitution de chez « Tipiak », ça a plutôt bien réussi, la texture était quasi normale. Les biscuits étaient juste un peu fragiles à manier, mais ceux qui ont l’habitude du sans gluten connaissent ce problème… ceci dit les biscuits se solidifient en refroidissant, donc attendez un poil avant de les extraire une fois sortis du four, c’est quand ils sont tout chaud qu’ils sont alors le plus fragile… tout ça pour dire que si vous devez faire sans gluten, c’est aussi possible! ).
100g de beurre ramolli (laissez-le hors du réfrigérateur une heure ou deux)
125 de sucre
50g d’amandes en poudre
2 œufs : 1 pour la pâte, 1 pour le glaçage.
1/2 sachet de levure
au choix : cannelle, gingembre, muscade, girofle, zeste de citron, d’orange ou de mandarine, selon vos goûts
du sucre glace (si vous optez pour le glaçage sucré blanc) et éventuellement des colorants alimentaires (si vous voulez colorer vos glaçages blancs).

Ici, nous avons opté pour cannelle et un peu de zeste d’orange. Sur les photos, si ça semble « beaucoup » c’est tout à fait normal : j’ai doublé toutes les proportions!

Préchauffez le four à 200°

 

 

 

 

 

 

On mélange la farine, l’œuf (jaune et blanc), le beurre, la poudre d’amande, la levure et les aromates dans un grand saladier, dans un premier temps avec une cuiller, puis assez rapidement il faut en venir aux mains! On malaxe tout jusqu’à obtenir une pâte homogène.

On prend un peu de pâte, on l’étale au rouleau, et on utilise des emporte-pièce (ou à défaut, on coupe ses biscuits avec un couteau ou une roue crantée…).

Pour le glaçage :
on utilise un œuf dans son entier, en créant deux glaçages, l’un blanc (ou coloré ensuite avec des colorants alimentaires), l’autre brillant :
Séparez le blanc du jaune dans deux bols distincts

1) Glaçage brillant : Ajoutez une épice de votre choix (j’ai opté pour de la cannelle) au jaune d’œuf, ce glaçage est à appliquer sur une partie des biscuits avant cuisson. Cela donne un goût moins sucré, plus épicé (fonction de l’épice choisie…).

2) Glaçage blanc : Ajoutez du sucre glace au blanc d’œuf, jusqu’à obtention d’une pâte visqueuse, que l’on pourra appliquer telle de la peinture. Si trop coulante, rajoutez du sucre glace. On peut choisir de la teindre ensuite, ou même de la diviser dans plusieurs récipients pour créer toute une palette de couleurs. On applique ce glaçage juste après la cuisson sur les biscuits qui n’ont pas encore été glacés, et on laisse durcir à l’air libre.

Sans surprise, le glaçage blanc rend les biscuits beaucoup plus sucrés au goût…

Si vous n’êtes pas très « sucré » vous pouvez ne faire que le glaçage brillant, et conserver le blanc d’œuf au congélateur pour un usage ultérieur (par exemple pour des îles flottantes quand vous en aurez accumulé assez…). Dans notre cas nous avons fait « moitié moitié »

J’ai pris mon parti de laisser Petite Graine casser les œufs : Montessori, contrôle immédiat de l’erreur, motricité, tout ça… dans ce cas de figure, prévoyez un peu plus d’œufs, et dans l’idéal de le faire au dessus d’un plateau pour pouvoir récupérer et utiliser les œufs en cas de ratage, au lieu de jeter!

Chaque fournée prend environs 8 minutes (attention surveillez vos biscuits, cela peut varier selon les fours, la taille des biscuits…).

Bon appétit!