Décorations de Noël en fils métalliques et perles.

Cette année, nous avons testé la fabrication de décorations de Noël en fils métalliques et perles… Il faut :
– du fil de fer épais,
– du fil de fer fin,
– une pince,
– des perles,
– du ruban décoré/brillant, ou des petits crochets pour décorations de Noël.
J’ai choisi d’utiliser un pistolet à colle pour renforcer les points de fixation.

Vu la difficulté d’exécution, c’est un atelier qui se fait en collaboration avec les adultes/ados, ce n’est pas un atelier autonome!

Tout d’abord, donner sa forme à la décoration, Petite Graine voulait un cœur, j’avais aussi vu le modèle en cercle (de loin le plus simple), le modèle en étoile, en oiseau et en ange… de mon côté j’ai tenté l’ange pour tester, car on a travaillé à partir de modèles vus en magasin et sans aucune explication préalable 😉

On utilise donc d’abord le fil de fer épais et la pince pour lui donner sa forme de départ. Là, c’est maman qui s’y colle, car c’est encore un peu compliqué pour les petites mains. Pour les anges, on travaille uniquement avec le fil fin.

Ensuite, on va entortiller le fil de fer fin sur le fil épais (sauf pour les anges, où l’on met certaines perles d’emblée, et le long des fils qui constituent la toge) et on enfile les perles au fur et à mesure pour créer sa décoration. Petite Graine a choisi et enfilé les perles, j’ai entortillé le tout à mesure… nous étions chacune à une extrémité du fil de fer 😉

On ferme bien le tout, il s’agit de ne pas de perdre les perles à la première manipulation! (c’est là que j’ai préféré assurer avec le pistolet à colle).

oui ok, mon ange a du faire un atterrissage forcé, ou un truc du genre… c’est largement perfectible!

Il n’y a plus qu’a suspendre, ou à offrir!

Note : ces décorations demandent beaucoup de travail, et ne sont pas si évidentes à faire, du coup cette année nous n’en avons fait qu’une avec Petite Graine afin de ne pas la lasser (une seconde est en cours de fabrication, petit à petit… ce sera une étoile!). Pour les traditionnelles décorations que nous offrons, nous sommes restés sur du plus classique « déco en bois peinte et décorée ».

La période de Noël cette année

Quand je relis l’article que j’ai fait sur Noël, celui d’il y a deux ans, c’est là que je réalise le chemin parcouru… Petite Graine a bien grandi (d’ailleurs je vais devoir lui trouver un autre surnom à force… Petite Pousse, Petit Brin..? 😉 ) et les ateliers que je lui propose cette année aussi!

Les cartes à pinces restent nos amies, mais cette année sortons celles avec les chiffres et non juste les doigts dessinés, et allons au delà de 10! (Cartes jusqu’à 10 chez Montessori et Cie et Bout de gomme en propose de 1 à 99, j’en ai aussi de mon pack hiver de chez « boutique documents Montessori » -payant celui là- avec de petites additions/soustractions)

Bien sûr on ressort les algorithmes, car on n’en fait jamais trop…

oui c’est la photo d’il y a deux ans, celle avec la faute… 😀

On ajoute cette année du repérage sur quadrillage ainsi qu’une activité de numération et de motricité fine avec la pâte à modeler, tous trouvés chez Wendy

Comme l’exercice de numération et de motricité fine de Wendy est un peu trop « simple » pour Petite Graine, j’ai créé le mien… je me suis inspiré du « jeu de la pizza » (je vous en parlais dans mon dernier article sur les mathématiques), sauf qu’au lieu de garnir une pizza, c’est un sapin de Noël (et on utilise de la pâte à modeler au lieu d’utiliser des pions). Ce n’est pas « Montessori » car la correction se fait avec l’aide de l’adulte (j’ai essayé de fabriquer des cartes de correction, mais c’était à la fois trop moche et trop complexe à mon goût, encore pire si comme Petite Graine l’enfant tient compte de la position de l’objet sur la carte de correction pour dire « j’ai eu faux »!) mais ça n’est pas grave, ça reste sympa! Je me suis limité à 19 objets maximum, ce qui fait déjà un sapin bien chargé… un des lots de cartes-consignes ne dépasse pas 9 pour ceux qui n’en sont pas encore aux dizaines…

Jeu de numération : le sapin de Noël

On fait aussi du découpage de flocons pour décorer les vitres! (et un peu de motricité fine, et un peu de symétrie…).

Le sudoku s’est invité chez nous depuis peu, et a beaucoup de succès, donc cette année, va pour du sudoku à toutes les sauces, même celle de Noël! Il existe beaucoup de versions simples pour les petits (quatre lignes, quatre colonnes, quatre éléments seulement). Par exemple « gift of curiosity » en propose, « Petit Món » , « Mamaicress » aussi…

Ici, ceux de « Petit Món » ont été l’occasion de travailler la motricité fine (découpage/collage) en même temps que la logique, car j’ai opté pour un usage unique (ensuite nous le mettons dans un classeur où je commence à garder certains travaux… c’est que je commence à penser « traces » pour notre premier contrôle de l’an prochain! -et en Montessori, on ne croule pas sous les « traces », donc vive l’appareil photo, aussi!).

On a aussi trouvé des attrape-lumière (à Action), pour une petite activité peinture

trouver la bonne manière de tenir le crayon/pinceau n’est pas si facile…

Nous ne dérogeons pas à la tradition instaurée il y a deux ans. Ces décorations sont datées et offertes à nos proches, comme les précédentes (et bien sûr il y en a aussi pour nous!). Cette année j’étais équipée d’un pyrograveur (cette partie là de la fabrication est à réserver à un adulte ou à un enfant suffisamment grand… côté « autonomie » ma limite est atteinte quand le « contrôle de l’erreur » se termine en catastrophe du style : destruction de mobilier, brûlure, incendie…) et nous avons peint une face avec de la peinture mélangée à des paillettes, et collé des petites décos de scrapbooking sur l’autre face… (Nous avons aussi fait une décoration en perle, dont je vous parle dans un article dédié, mais le travail était énorme pour une seule décoration, donc nous nous sommes rabattus sur la peinture pour les autres afin de ne pas écœurer petite graine… et gardé l’idée pour une année ultérieure).


Petite Graine a aussi participé à la fabrication de biscuits de Noël dont je vous donne la recette ici.

Petite anecdote concernant la « magie de Noël » : cette année, Petite Graine, parfaitement au fait que le Père Noël est un personnage fictif, a décidé que l’on allait « pour faire semblant » faire comme si on y croyait, alors nous avons joué à y croire (même si on sait très bien que maman est allé au magasin l’autre jour, et que des cadeaux sont cachés tout en haut d’un placard 😉 ). Par contre le jour J, finalement non, ça l’intéressait beaucoup plus de distribuer elle-même les cadeaux en allant les chercher sous le sapin et dans les chaussettes, et bien sûr de découvrir les siens …

Nous avons regardé un film et un dessin animé qui ont tout deux été plébiscités par la puce, donc je vous les recommande : « Les chroniques de Noël » (humoristique, voire un peu perché par moments, mais très tendre au final), et « L’apprenti Père Noël et le flocon magique » (où l’apprenti Père Noël, laissé seul pour la première fois, dépassé par ses responsabilités, perd peu à peu son esprit de Noël, et va devoir le retrouver avec l’aide de ses prédécesseurs…).

Tout ça pour dire que ne pas mentir ne signifie pas se priver des contes (sur ce point je ne suis « pas Montessori », tout en m’assurant que Petite Graine fait bien la différence entre fiction et réalité), et n’empêche pas l’imaginaire des enfants (croyez moi, l’imaginaire de Petite Graine se porte très bien!) ni la magie d’opérer (être ensemble, penser aux autres, leur confectionner des petits cadeaux, avoir le plaisir d’offrir… et même faire comme si un vieux barbu allait entrer par effraction chez nous, juste parce que c’est amusant, et non parce qu’on lui a imposé cette histoire comme étant « vraie » ).

Maria Montessori,
Pédagogie scientifique, tome 2 :
« Nous croyons pourtant développer beaucoup l’imagination de l’enfant en lui donnant à croire comme vraies des choses fantastiques;  […] Mais comment ce qui est le fruit de notre imagination pourrait-il  développer l’imagination des enfants ? Nous seuls imaginons et non eux, ils croient, ils n’imaginent pas. […] c’est nous qui nous divertissons de la fête de Noël et de la crédulité de l’enfant »

…et une bonne année!

Petits biscuits de Noël

Bonne année à tous!

Nous avons réalisé, avec Petite Graine, des petits biscuits de Noël (on peut aussi composer, selon les formes, pour en faire lors d’autres fêtes…). Je vous donne la recette car ici on les a adoré (et quelle fierté d’en offrir)!

Pour cette recette il vous faudra :
250g de farine (j’ai opté pour une farine sans gluten, un mélange de substitution de chez « Tipiak », ça a plutôt bien réussi, la texture était quasi normale. Les biscuits étaient juste un peu fragiles à manier, mais ceux qui ont l’habitude du sans gluten connaissent ce problème… ceci dit les biscuits se solidifient en refroidissant, donc attendez un poil avant de les extraire une fois sortis du four, c’est quand ils sont tout chaud qu’ils sont alors le plus fragile… tout ça pour dire que si vous devez faire sans gluten, c’est aussi possible! ).
100g de beurre ramolli (laissez-le hors du réfrigérateur une heure ou deux)
125 de sucre
50g d’amandes en poudre
2 œufs : 1 pour la pâte, 1 pour le glaçage.
1/2 sachet de levure
au choix : cannelle, gingembre, muscade, girofle, zeste de citron, d’orange ou de mandarine, selon vos goûts
du sucre glace (si vous optez pour le glaçage sucré blanc) et éventuellement des colorants alimentaires (si vous voulez colorer vos glaçages blancs).

Ici, nous avons opté pour cannelle et un peu de zeste d’orange. Sur les photos, si ça semble « beaucoup » c’est tout à fait normal : j’ai doublé toutes les proportions!

Préchauffez le four à 200°

 

 

 

 

 

 

On mélange la farine, l’œuf (jaune et blanc), le beurre, la poudre d’amande, la levure et les aromates dans un grand saladier, dans un premier temps avec une cuiller, puis assez rapidement il faut en venir aux mains! On malaxe tout jusqu’à obtenir une pâte homogène.

On prend un peu de pâte, on l’étale au rouleau, et on utilise des emporte-pièce (ou à défaut, on coupe ses biscuits avec un couteau ou une roue crantée…).

Pour le glaçage :
on utilise un œuf dans son entier, en créant deux glaçages, l’un blanc (ou coloré ensuite avec des colorants alimentaires), l’autre brillant :
Séparez le blanc du jaune dans deux bols distincts

1) Glaçage brillant : Ajoutez une épice de votre choix (j’ai opté pour de la cannelle) au jaune d’œuf, ce glaçage est à appliquer sur une partie des biscuits avant cuisson. Cela donne un goût moins sucré, plus épicé (fonction de l’épice choisie…).

2) Glaçage blanc : Ajoutez du sucre glace au blanc d’œuf, jusqu’à obtention d’une pâte visqueuse, que l’on pourra appliquer telle de la peinture. Si trop coulante, rajoutez du sucre glace. On peut choisir de la teindre ensuite, ou même de la diviser dans plusieurs récipients pour créer toute une palette de couleurs. On applique ce glaçage juste après la cuisson sur les biscuits qui n’ont pas encore été glacés, et on laisse durcir à l’air libre.

Sans surprise, le glaçage blanc rend les biscuits beaucoup plus sucrés au goût…

Si vous n’êtes pas très « sucré » vous pouvez ne faire que le glaçage brillant, et conserver le blanc d’œuf au congélateur pour un usage ultérieur (par exemple pour des îles flottantes quand vous en aurez accumulé assez…). Dans notre cas nous avons fait « moitié moitié »

J’ai pris mon parti de laisser Petite Graine casser les œufs : Montessori, contrôle immédiat de l’erreur, motricité, tout ça… dans ce cas de figure, prévoyez un peu plus d’œufs, et dans l’idéal de le faire au dessus d’un plateau pour pouvoir récupérer et utiliser les œufs en cas de ratage, au lieu de jeter!

Chaque fournée prend environs 8 minutes (attention surveillez vos biscuits, cela peut varier selon les fours, la taille des biscuits…).

Bon appétit!

Des ateliers autour des perles Montessori…

… ou pas!

Ces temps ci, petite Graine a une appétence pour la numération, donc, surfons sur la vague, et sortons le matériel qui va avec!

D’abord, se procurer les perles.

Si vous n’avez pas un gros budget, sachez que vous pouvez aussi les fabriquer, il suffit de trouver des perles de la bonne couleur… Maman Vulpin est un poil paresseuse sur ce coup là : elle les a achetées toutes faites! (Je m’approvisionne généralement chez Montessoria ou chez Ambiance Montessori, au gré de leurs arrivages et des produits disponibles/indisponibles chez l’un ou l’autre… il y a aussi Montessori Store, Tangram Montessori… et j’en oublie sûrement.)

Il existe également des sites pour les courageux qui veulent faire des économies, qui vendent des perles à monter soi même, il y a 123Montessori qui vend le lot de 100 perles à monter soi-même (lot par couleur unie) ou encore un kit pour un escalier de perles …  certains sites de vente de perles à chapelet, aussi, se sont adaptés à la demande… Il vous faudra aussi du fil de cuivre assez épais pour que les perles restent bien alignées en étant manipulées (à attraper au rayon bricolage…) ainsi qu’une pince (pour replier les boucles)… Il existe aussi des version « discount » de ces perles (Amazon, Aliexpress…) , en plastique, elles sont fusionnées au lieu d’être sur un fil de cuivre pour certaines, d’autres ressemblent au « vrai » matériel, sur la photo en tout cas… n’ayant pas eu ce matériel entre les mains, je ne peux pas me prononcer sur leur qualité, ni sur la conformité de leur taille par rapport au « vrai » matériel (parfois certains se retrouvent avec du matériel miniature). Je suppose que pour un usage en IEF c’est moins gênant qu’en classe, surtout si vous ne comptez pas utiliser la totalité du matériel…

Concernant Petite Graine, j’ai du rapidement mettre de côté la théorie qui veut que l’on présente les nouveaux ateliers à mesure que le précédent est maîtrisé, et me confronter à la réalité du terrain et de ses besoins personnels : elle a ressenti le besoin de tout de suite passer à l’abstrait. Nous progressons donc dans plusieurs ateliers à la fois… Pour tout vous dire, nous avons même commencé de toutes petites additions (comment faire 3 de plusieurs façons, comment faire 4 de plusieurs façons…) à l’aide de plusieurs barrettes de chaque (une barrette de 4 perles a ainsi pu être décomposée en deux de 2, en une de 2 et deux de 1, en une de 3 et une de 1…), et nous avons évoqué le système décimal.

Nous abordons donc le sujet de diverses façons :

Les chiffres rugueux (ci dessus) : il s’agit là de lui faire tracer le chiffre en prononçant son nom (attention, tous les enfants ne supportent pas le contact rugueux, et c’est notre cas ici. Ne les forcez pas à appuyer trop fort! C’est le seul traumatisme de ma propre enfance en maternelle « Montessori », j’ai mal, rien qu’à y repenser!). Bien entendu, on guide dans un premier temps la main pour montrer le bon geste… n’oubliez pas de le faire avec la main directrice de votre enfant et en vous plaçant du bon côté (si il est droitier mettez vous à sa droite et vice versa)…

Le plateau de sable (ci dessus) : l’enfant trace le chiffre dans le sable. Personnellement je me contente ici d’un petit plateau carré (trouvé à Action), question de place à la maison, et j’ai trouvé le sable au rayon aquariophilie (j’ai pris le plus fin possible). Même soucis pour ceux qui n’aiment pas la sensation du toucher des cartes, le sable donne une sensation relativement similaire. L’alternative, pas spécialement « Montessori », et à ne proposer que si l’enfant sait bien tenir un crayon (le plateau de sable permettant justement de pallier au besoin de savoir tenir le crayon dans un premier temps, une difficulté à la fois) : le tableau ou l’ardoise blanche effaçable…

L’association chiffre/quantités (ci dessus) : c’est un exercice que nous faisons déjà depuis un moment, cette photo date de quand nous ne faisions que 1, 2 et 3… Il existe aussi de nombreux tableaux à double entrée pour travailler ces notions d’une manière un peu différente (j’utilise ceux de l’école de crevette, et ceux de ID en vrac autour de l’éducation bienveillante ).

Le coloriage (ci dessus) permet de bien s’approprier le matériel, de faire connaissance…  Les perles à colorier viennent du site « the helpful garden ».

Associer les perles et les chiffres leur correspondant (ci dessus) : pour des raisons économiques et pratiques, je pique les pions chiffrés de mes mini barres bleues et rouges… Concernant les barres bleues et rouges (les grandes) petite Graine s’en est très rapidement lassée, car elle a montré très très rapidement un grand intérêt pour l’abstrait, donc, le chiffre lui-même… Du coup je réintroduis doucement ces barres (version mini) lors de cet exercice, où parfois on associera les perles, la barre et le chiffre correspondant… Elles serviront encore, plus tard, lorsque nous ferons les compléments de 10…

Les cartes à pinces : J’ai trouvé chez Montessori et Cie un lot de cartes à pinces sur le thème des perles (ci dessus) pour débuter, et puis j’ai fait les miennes (ci dessous) avec deux niveaux de difficulté : première page, résultat entre 1 et 9, seconde page, résultat de 10 et plus.

Voilà donc mes cartes à pinces additions de perles

Bien sur il y a aussi plein de variantes, thématiques, saisonnières, des cartes à pinces, permettant de proposer des activités différentes (bien que similaires) à l’enfant. J’en ai créé (peu), Montessori et Cie en a créé (beaucoup), et vous pouvez en trouver sur énormément d’autres blogs!

Des livrets à compléter, colorier, se référant au matériel, de chez Participassions. (regardez vers le bas de sa liste, aux alentours des 3/4 de la page…).

Manipulation des perles (ci dessus) : l’enfant trouve diverses façons d’arriver au nombre voulu de perles, introduction de la notion d’addition…

Additions de perles, version fiche (ci dessus) : J’ai complété les exercices de type « cartes à pinces » avec cet exercice sur fiche : au choix, l’enfant écrit le résultat sur la feuille, ou bien on plastifie pour un usage multiple avec un feutre effaçable, ou bien encore on imprime les deux bandes d’auto-correction deux fois pour découper une des bandes en pions-réponse à mettre en face de chaque addition, là encore deux niveaux de difficulté. J’ai ajouté en bonus (comme il y avait un espace inutilisé) une petite carte à imprimer/plastifier, ou coller dans un cahier, récapitulant les compléments de dix, visualisés avec les perles de couleurs… Voilà les fiches

Système décimal et cartes en bois (ci dessus), tables de seguin (ci dessous) : L’introduction au système décimal s’est fait lorsque Petite graine a observé une barre de téléchargement monter, et a demandé pourquoi il y avait un chiffre qui augmentait (la dizaine) alors que ça repartait à zéro (l’unité)… Voilà pourquoi nous l’avons abordé un peu « en avance »… Bien que pour faire ma photo d’illustration j’ai sorti toutes les perles, en fait nous faisons pour le moment unités et dizaines.

Le jeu de la pizza (ci dessous) : un petit jeu de numération (absolument pas Montessori, pas d’autocorrection, nous recomptons donc ensemble à la fin, tout en « mangeant » la pizza…) que j’ai trouvé ici et qui a un énorme succès auprès de Petite Graine : il s’agit de garnir une pizza en suivant les instructions sur une carte. Seul défaut : ça ne monte pas au dessus de 7, donc même si le succès ne baisse pas depuis plus d’un an, l’intérêt en est aujourd’hui quelque peu limité.  Du coup je pense imprimer plusieurs autres jeux similaires, que je viens de dénicher ici et là... (à moins que je ne trouve le courage de faire de nouvelles cartes pour ce jeu ci… )

Jeu du chiffre manquant (ci dessous) :

Petite Graine avait des difficultés avec la comptine numérique, pour une raison obscure elle zappait le 7 ou le 8, ou même les deux en même temps. Rapidement, elle se lassait si on se contentait d’ « ânonner », donc j’ai inventé un « jeu ». Sur un tableau blanc, j’ai écrit une suite numérique, mais j’ai fait exprès d’oublier un des chiffres, et ma détective en herbe devait trouver lequel… Bien sûr ce faisant nous passions chaque chiffre en revue en prononçant son nom… Au début je ne laissais aucun espace pour rendre la traque plus intéressante, maintenant qu’elle maîtrise parfaitement le sujet, nous avons pris l’habitude de laisser la place pour écrire le chiffre manquant, tant pis pour la « triche », le plus important c’est qu’ainsi elle répète encore et encore le nom des chiffres, et qu’elle les « imprime ». Petite Graine adore ce jeu, nous inversons les rôles à chaque fois, et c’est d’elle même qu’un jour elle a commencé à écrire une suite allant au delà de 9, et maintenant elle va jusqu’à 20 (là c’est la taille du tableau qui va nous limiter 😉 ). Nous n’utilisons pas forcément les couleurs Montessori, il faut dire que je n’avais pas prévu que ça irait au delà des unités et au delà d’une utilisation plus que ponctuelle…  (initialement oui, j’avais pris un feutre vert, mais bon, maintenant c’est selon l’humeur de Petite Graine, une couleurs pour celui qui fait la suite, une couleur pour celui qui corrige, et elle était si fière quand elle a écrit son 10, 11, 12 en orange, que je me suis dit qu’on reparlerait du code couleur en dehors du jeu!)

Et voilà pour nos activités sur les mathématiques, pour l’instant!

Le cheval

Bonjour!

Aujourd’hui je vous propose mes documents faits à partir de mon gabarit de puzzle du cheval.

1) Des cartes de nomenclature. J’en avais trouvé de très belles mais malheureusement erronées (« pattes » au lieu de « jambes » ou encore avec la crinière oubliée…), du coup, j’ai fait les miennes, peut être un peu moins belles, mais à priori « justes » au niveau vocabulaire… Après une petite discussion avec des gens s’y connaissant en chevaux, concernant les jambes, on peut dire : Jambes, ou encore membres antérieurs ou membres postérieurs, ou encore antérieurs ou postérieurs, tout court. J’ai donc choisi de faire trois cartes : l’une montrant les deux paires de jambes : « jambes », et deux montrant chacune une seule paire de jambes « antérieurs » et « postérieurs ».

nomenclature du cheval

2) Un dessin à légender (à l’aide d’étiquettes) et son autocorrection, puis à légender en écrivant soi même les noms, et une version vierge pour de multiples usages…

planche du cheval

J’espère bientôt avoir le temps de faire d’autres petites créations à partir de mes autres gabarits! Sinon n’hésitez pas à vous servir pour créer les vôtres! (je demande juste un petit « crédit » dans ce dernier cas, si vous partagez à votre tour, et bien sûr de ne pas commercialiser mon seul travail à votre profit… 😉  ).

Police utilisée sur les documents : script école 2

Question de dextrie…

Quelques nouvelles de notre petite Graine…

Tous les parents ou presque se posent un jour la question : « droitier ou gaucher? »

L’un des avantages d’être en IEF, c’est que nous avions tout notre temps pour savoir…

Le suspense était, dernièrement, « insoutenable », car petite Graine est taquine : elle utilise de temps en temps les deux mains en même temps, ou change de main selon l’emplacement de la zone qu’elle veut colorier sur un dessin (oui, ça y est, elle se met enfin aux coloriages, qui ne l’intéressaient pas du tout jusque ici, comme quoi tout vient en son temps)…

Mais voilà, le « verdict » est plus qu’évident à présent : mes impressions étaient les bonnes, elle est bel et bien gauchère.

J’ai un gros, un énorme avantage par rapport à bien des parents, désemparés en apprenant une telle nouvelle, de se dire que leur enfant écrira comme un cochon et qu’il n’aura jamais une page de cahier propre dans toute sa vie scolaire…

Bon, en fait j’ai deux avantages, parce que déjà, elle n’aura, à priori, pas de « vie scolaire » hahaha! Hum! Pardon!… Je m’égare…

Bon, redevenons sérieuse un instant : oui, sur le coup, je me suis dit « mince (oui, j’auto-censure les gros mots sur mon blog, parce qu’en « vrai » je suis capable de jurer comme un charretier), nom d’un petit bonhomme (bis), comment vais-je faire, moi qui suis droitière, pour lui montrer le bon geste, ho là là la galère… »

Mais heureusement, j’ai un énorme avantage : je connais un gaucher qui a la plus belle écriture que je connaisse (non, il ne s’agit pas de mon mari, déjà, il n’est pas gaucher, et puis, pour mon mari, comme toute femme de médecin, j’ai appris à décoder les messages cryptés… Moi vivante, mon mari ne s’occupera jamais de l’écriture de notre fille, sauf si elle veut devenir médecin : là, je le laisserai lui apprendre à écrire aussi mal que lui, comme un cochon, en hiéroglyphes, vu qu’il semble que ce soit un prérequis à la profession!).

Bref, je connais un gaucher qui écrit bien, et même merveilleusement bien, et grâce à lui, je sais que je ne suis absolument pas condamnée à n’avoir que des torchons sales en guise de « traces écrites » à montrer avec appréhension à mon inspecteur chaque année…

Être gaucher n’est pas une fatalité, et être gaucher ne veut pas dire « mal écrire » pour peu qu’on se donne la peine de faire attention à quelques détails :

– Tout d’abord, veiller à ce que l’enfant tienne bien son crayon. J’avoue je ne comprends pas pourquoi certains instits sont incapables de faire tenir correctement leur crayon à un gaucher…Bien sûr, en tant que droitier, tenir le stylo dans la mauvaise main pour montrer à l’enfant n’est pas simple, personnellement je me trompe de position une fois sur deux! (et je suis une gauchère contrariée, alors les vrais droitiers…). Mais personnellement j’ai rapidement trouvé la parade : au lieu de mal montrer avec ma main gauche, je me met en face de mon enfant, et je montre bien avec ma main droite. Et mon enfant me copie comme si elle était face à un miroir! Simple, non?

– Ensuite, et là, pour moi, c’est un crève cœur car je pense que le résultat est incomparable et le confort d’écriture aussi : renoncer au stylo plume. Du moins au début. Pour un gaucher, le plume donne, en effet, un résultat « incomparable » : l’encre n’a pas le temps de sécher qu’elle est immédiatement étalée sur la feuille… J’avoue, vu mon amour inconditionnel pour l’écriture au stylo plume, j’ai un petit peu pleuré…

– Enfin, quand viendra le temps de l’écriture (pour l’instant nous en sommes aux coloriages), penser à pencher la feuille ou lieu de la laisser droite… ça évite les positions surréalistes que j’ai pu voir pendant ma propre enfance, où le gaucher, tenu de laisser sa feuille droite, tenait son poignet à l’envers et au dessus de sa feuille (une merveille pour écrire encore plus mal, avoir une tendinite à l’âge de 10 ans et devoir être opéré du Carpien à 12…) ou encore finissait dans des positions improbables, couché sur sa table, mais avec la feuille bien droite!

– Et puis bien sur, le buvard sera notre meilleur ami. On en trouve encore (heureusement!) même si c’est moins évident que « de mon temps »… du coup quand j’en trouve j’achète directement deux ou trois paquets, et tel l’écureuil, je fais des réserves en prévision…

Si vous aussi êtes, ou avez des gauchers à la maison, et si vous avez d’autres astuces, n’hésitez pas à les partager en commentaire!

A suivre, nous verrons bien ce que ça donnera, seul l’avenir nous le dira, mais nous allons tout faire pour qu’être gaucher ne rime pas avec fatalité!

Un lapbook sur les chiffres…

Ce n’est pas du « Montessori » au sens strict, mais j’ai découvert en Septembre, à l’occasion de notre participation au Festival pour l’Ecole de la Vie à Montpellier, ce que sont les « lapbooks », support pédagogique particulièrement apprécié de l’une de mes amies… Les lapbooks, ou livres objets, sont des livres que l’on crée soi-même, façon « scrapbooking », où l’enfant va mettre tout ce qu’il trouve sur un sujet donné… On peut le créer à partir de rien, ou bien trouver des « kits » sur un sujet donné… Vous en trouverez par exemple ici ou

Une petite photo souvenir de l’atelier que nous avions organisé… les enfants se sont régalés!

J’ai franchement adoré le concept, que je trouve tout à fait compatible avec la pédagogie Montessori : c’est ludique, faisable en parfaite autonomie, et ça laisse un joli souvenir à relire et à rapporter chez soi (quand on le fait en classe ou à l’occasion d’un festival!).

Du coup, je me suis lancé, et j’ai proposé à Petite Graine d’en fabriquer un, adapté à son âge (et pour le coup, avec mon aide…).

J’ai donc fabriqué un « kit » pour créer un lapbook sur le thème des chiffres et des nombres, de 1 à 10, puis une « extension » pour ceux voulant monter jusqu’à 999… Extension que je n’ai pas encore utilisée, puisque nous en sommes encore qu’à la première étape…

Pour faire un « lapbook », on se sert d’une chemise rigide sans rabats, pour faire la « couverture », soit on la plie classiquement, pour faire un genre de « cahier », soit on fait ce que j’ai fait sur la photo : on l’aplatit, puis on plie les deux pages en deux pour créer deux rabats qui refermeront le « lapbook » un peu comme on ferme les portes d’une armoire, ou les volets d’une fenêtre. Pour créer des pages supplémentaires à l’intérieur, j’ai utilisé des chemises souples en papier de couleur. Pour le fond, j’ai utilisé un papier cartonné (ça permet de bien rigidifier, vu que la chemise cartonnée était pliée au milieu… forcément). On y met des rabats à ouvrir/fermer, des disques que l’on fait tourner autour d’une attache parisienne, des éléments que l’on sort d’une poche dans le livre… tout ce qu’on a envie de faire de fantaisiste pour rendre le lapbook encore plus ludique est bienvenu!

L’enfant peut décorer son lapbook selon sa fantaisie, c’est le principe, c’est donc Petite Graine qui a choisi les couleurs, et qui a aussi voulu mettre un papier décoré sur le fond (j’ai toute une collection de papiers décorés glanés ici et là, la plupart cartonnés, trouvés essentiellement à LIDL et Action, pour les travaux manuels et ce genre de choses).

Mon « kit » respecte les couleurs des perles et du matériel Montessori de mathématiques :

Couleur des perles, puis couleurs des unités, dizaines et centaines… Si d’aventure vous utilisez un autre code couleur, pas de soucis, je vous propose aussi la version modifiable du fichier. Ce dernier est à ouvrir avec « libreoffice » (c’est un programme gratuit donc pas de soucis si besoin), vous pouvez ainsi modifier les couleurs…

Je me suis chargé du découpage, ma Petite Graine ayant encore du mal car ses mains sont vraiment petites, même pour les plus petits ciseaux que j’ai pu trouver… puis elle a eu la charge de coller chaque petit « livret » de chiffre (j’ai conçu chaque petite forme de manière à ce qu’on puisse l’ouvrir, découvrir le nombre de points correspondant au chiffre, et même ajouter ce qu’on désire comme décoration ou inscription à l’intérieur…), enfin elle a voulu décorer… Comme j’avais des autocollants fantaisie avec des chiffres, elle a voulu scrupuleusement mettre chaque autocollant dans le bon petit « livret »…

Je me suis occupé de la pochette centrale dans laquelle nous rangeons un petit loto des chiffres (il s’agit d’un affichage de classe trouvé sur Iticus, et honteusement détourné par mes soins, en l’imprimant au quart de sa taille initiale…). La pochette pour les pions, c’est une pochette pour CD en plastique.

Une fois la pochette centrale collée, nous avons terminé la décoration du lapbook : deux trous faits avec une perforatrice et un ruban pour fermer le livre, de la colle, des gommettes, des paillettes, tout ce qu’elle avait envie de faire avec tout le matériel que j’avais mis à sa disposition…

Et voilà notre premier lapbook, bien sympa à garder et à regarder, contenant un petit jeu de loto et nos chiffres de 1 à 10…et quand le moment sera venu, il nous suffira de coller de nouvelles pages, pour y ajouter mon « extension » allant jusqu’à 999! (des disques à faire tourner pour les chiffres de 01 à 99 et des bandes à faire coulisser pour les chiffres de 001 à 999, je vous conseille de les plastifier -après avoir écrit sur les cercles en suivant les instructions-, ou de les imprimer sur du papier rigide, pour que ça survive aux manipulations).

Et donc, voici les fichiers :

lapbook chiffres version PDF

lapbook chiffres version modifiable

Amusez-vous bien!

Le grand retour!

Bonjour à tous!

Le temps de chasser la poussière, et je vais recommencer à publier!
Pardon pour cette interruption, il semblerait que j’ai une vie plus trépidante qu’espéré…

Au programme, beaucoup de matériel pédagogique, car si je ne l’ai pas partagé, j’en ai fabriqué… ce sera pour me faire pardonner cette longue attente… mes coups de cœurs (et coups de gueule, ça viendra aussi hihi!)… la reprise de mon projet d’articles de tour des différentes pédagogies… et bien sûr le partage sur nos activités, les choses qui ont eu du succès, celles qui n’en ont pas eu, les bons plans, les moins bons…

Concernant vos commentaires à mes articles : Aucune volonté de ma part de censurer, au contraire… mais je me bats actuellement avec les modules pour trouver le moyen de permettre la publication de commentaires sans passer par MA validation mais tout en ne permettant pas aux robots de publier… je suis comme beaucoup victime de spam (et de choses vraiment pas en adéquation avec mon blog, comme des pubs pour de la pornographie…) je cherche un module qui MARCHE (celui que j’utilise actuellement ne marche pas de toute évidence, puisque vos commentaires sont toujours en attente…et j’en ai 1491 à trier!!! merci le spam…). Je suis désolée pour ce dysfonctionnement!

Dans le genre « bug » à régler il y a aussi ce fichu bouton « pin it » de pinterest (d’ailleurs inactif) qui a décidé de s’incruster dans ma page d’accueil, et dont je n’arrive pas à trouver le code…tsss… heureusement, quand vous allez sur un article pour le lire, ce truc qui fait loucher disparaît!

Bref, maman Vulpin vous salue, et va se mettre au travail!